De 2002 à 2025, Madagascar a perdu 1.2 Mha de forêts primaires humides, ce qui représente 23% de sa perte totale de la couverture arborée au cours de la même période. La superficie totale de forêts primaires humides en Madagascar a diminué de 25% au cours de cette période. Et si vous avez remarqué c’est surtout dans le diocèse d’Antsiranana, au nord de Madagascar, que se trouve le “petit reste” de la forêt primaire... Justement une journaliste locale ayant fait une investigation sur le Parc protégé de la Montagne d’Ambre conclut que la ville d’Antsiranana n’a plus d’eau car les sources sont asséchées à cause des agissements des hommes qui coupent des tonnes de bois chaque jour soit pour les meubles soit pour des bois de chauffe (la ville de Diego a besoin plus ou moins 30 000t de charbons chaque année...). Ensuite les champs de Kat détruisant des pans de forêt primaires se mulitplient... Bref c’est un massacre contre l’environnement que nous sommes en train de vivre à la Montagne d’Ambre et cela sous les yeux des autorités inactives!!! (cf article Montagne d’Ambre : comment la dégradation du parc national est en train d’assécher Antsiranana – Malina https://share.google/ZSwzE7T565kRGwij8)....
Les forêts sont souvent appelées les « poumons de la Terre », et ce n’est pas une simple image. Elles purifient l’air que nous respirons, abritent une biodiversité exceptionnelle et jouent un rôle essentiel dans l’équilibre du climat. Pourtant, chaque année, des milliers d’hectares disparaissent sous l’effet de la déforestation, des feux ou de l’exploitation incontrôlée.
Préserver les forêts n’est pas seulement une responsabilité des gouvernements ou des grandes organisations. C’est un engagement qui nous concerne tous INDIVIDUELLE%MENT. Chaque arbre coupé sans remplacement est une perte pour les générations futures. À l’inverse, chaque arbre planté est un signe d’espérance. Nous dans le diocèse nous avons pris la résolution qu’ayant pêché pendant ces 70 dernières années (le diocèse a 70 ans et le diocèse c’est nous), nous nous reconnaissons notre péché et demandons pardon en plantant pour chaque baptisé 7 plants chaque année.
Le reboisement apparaît alors comme une réponse concrète et urgente. Planter des arbres, c’est restaurer les sols, protéger les ressources en eau et offrir un habitat à de nombreuses espèces. C’est aussi poser un acte de foi en l’avenir, un geste simple mais porteur de vie.
Cependant, reboiser ne suffit pas si nous ne changeons pas nos habitudes. Il est essentiel de promouvoir une gestion durable des ressources, de lutter contre la déforestation illégale et de sensibiliser les communautés à l’importance de la nature. L’éducation environnementale joue ici un rôle clé. Nous avons dans nos écoles de programme que nous appelons “réconciliation avec la création”. Nous sommes accompagnés par Kindermissionwerk pour la réalisation de ce grand défi.
Chacun peut agir à son niveau : participer à des campagnes de plantation, réduire sa consommation de papier, des plastiques... soutenir des initiatives écologiques ou encore transmettre aux plus jeunes le respect de la création.
Préserver les forêts, c’est protéger la vie. Reboiser, c’est reconstruire l’espérance. Ensemble, faisons le choix d’un avenir plus vert et plus durable. Ce que le Presbyterium a voulu vivre le jour de la solennité de l’Annonciation le 25 mars dernier.


